Archiven - ALAS.lu

Association Luxembourgeoise des Aides-Soignantes
Direkt zum Seiteninhalt

S o m m a i r e
Règlement grand-ducal du 25 juillet 2002 portant sur l’exercice de la profession d’aidesoignant
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 1713
Règlement grand-ducal du 25 juillet 2002 portant sur l’exercice de la profession d’aide-soignant.
Nous HENRI, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau;
Vu la loi modifiée du 26 mars 1992 sur l’exercice et la revalorisation de certaines professions de santé, et
notamment son article 7;
Vu l’avis du Collège médical;
Vu l’avis du Conseil Supérieur de certaines professions de santé;
Vu l’avis de la Chambre des Fonctionnaires et Employés Publics;
Vu l’avis de la Chambre des Employés Privés;
Notre Conseil d’Etat entendu;
Sur le rapport de Notre Ministre de la Santé et de la Sécurité Sociale et après délibération du Gouvernement en
Conseil;
Arrêtons:
Art. 1er. Les dispositions du présent règlement sont applicables aux personnes autorisées à exercer au Grand-
Duché la profession d’aide-soignant telle que visée par l’article 1er de la loi modifiée du 26 mars 1992 sur l’exercice et
la revalorisation de certaines professions de santé.
Art. 2. Les professionnels de santé dont question à l’article 15 du présent règlement portent le titre d’aide-soignant.
Art. 3. L’exercice de la profession d’aide-soignant est caractérisé par des attributions que l’aide-soignant est
autorisé à accomplir sous certaines conditions.
Les attributions visées à l’alinéa 1er comportent la prestation d’actes qui sont énumérés à l’annexe.
Art. 4. L’exercice professionnel des actes énumérés au point 2 de l’annexe est réservé à la profession d’aidesoignant
sans préjudice d’attributions conférées par la loi et ses règlements d’exécution à d’autres professionnels.
Art. 5. Les actes énumérés à l’annexe du présent règlement sont mis en oeuvre par l’aide-soignant soit sur initiative
propre et dans la limite des attributions spécifiques, soit par délégation de professionnels de santé ayant une
qualification supérieure, suivant distinctions opérées à cet égard par l’annexe.
Il exerce sa profession conformément aux règles de l’exercice de certaines professions de santé.
Art. 6. Les actes que preste l’aide-soignant pour le compte du ou des bénéficiaires pris en charge tiennent compte
d’une approche personnalisée qui inclut notamment les composantes psychologique, sociale, économique et culturelle.
Ils ont notamment pour objectif:
- de protéger, de maintenir et de promouvoir la santé;
- de promouvoir l’autonomie et de prévenir la dépendance;
- de favoriser le maintien, l’insertion ou la réinsertion notamment dans le cadre de vie familial et social;
- de participer au sein de l’équipe pluridisciplinaire à l’application des plans de prise en charge ainsi qu’à la
surveillance du bien-être de la personne prise en charge;
- de prévenir et d’évaluer la souffrance et la détresse et de participer à leur soulagement ainsi qu’à celui du deuil;
- d’assurer l’accompagnement, notamment dans les derniers instants de la vie.
Art. 7. A l'entrée en vigueur du présent règlement, les personnes visées à l’article 1er, dont les attributions de la
profession d'aide-soignant ne sont pas conformes ou comportent des différences essentielles ou substantielles par
rapport aux dispositions du présent règlement, seront tenues de participer à des cours de formation continue reconnus
par le ministre de la Santé.
Art. 8. L’annexe du présent règlement en fait partie intégrante.
Art. 9. Notre Ministre de la Santé est chargé de l’exécution du présent règlement qui sera publié au Mémorial.
Le Ministre de la Santé Cabasson, le 25 juillet 2002.
et de la Sécurité Sociale, Henri
Carlo Wagner
ANNEXE
Attributions de la profession d’aide-soignant
1. Actes que l'aide-soignant entreprend sur initiative propre:
En dehors des services hospitaliers d’urgence, de réveil post-anesthésique et de réanimation ou de soins intensifs,
et sans préjudice de prescriptions médicales ou d'indications d’un plan de soins conforme, rédigé par un professionnel
de santé exerçant une profession de santé de qualification supérieure et autorisé à ce faire, l’aide-soignant réalise de
son initiative propre les actes visés ci-dessous.
Ces actes sont exécutés afin de répondre de façon appropriée à un besoin du bénéficiaire.
Tout en tenant compte des habitudes de vie et de la volonté de la personne prise en charge, cette démarche inclut,
pour autant que nécessaire, notamment la consultation du dossier, l’information préalable et adaptée, le soutien, la
guidance, l'incitation aux auto-soins, l'intégration des proches dans la démarche, la prévention de complications, le
conseil, la stimulation de la motivation, l'instruction, la mise à jour de la documentation de soins, la surveillance du
résultat et l'adaptation cohérente du plan de prise en charge.
Par rapport aux besoins fondamentaux et actes essentiels d’entretien de la vie il s’agit notamment des actes ayant
trait à:
l’alimentation et l’hydratation
- surveillance de l’hydratation;
- conditionnement et service des repas, collations et boissons;
- motivation pour une nutrition et une hygiène alimentaire adaptée;
- soins d’une sonde gastrique en place;
- soins aux bénéficiaires en assistance nutritive entérale;
- surveillance de perfusions (à l’exclusion de tout soin);
- mesure et appréciation du poids et de la taille.
l’autonomie, le bien-être et réalisation de soi
- détection de l’inconfort, de la douleur, de la souffrance, du deuil et contribution à leur apaisement avec les
moyens dont dispose l’aide-soignant dans l’exercice de sa profession;
- facilitation de l’accès du bénéficiaire selon son souhait, aux aides et à l’exercice de ses droits dans le respect de
ses valeurs et de ses croyances;
- prévention de sévices, de traitements dégradants ou contraires à la volonté lucide du bénéficiaire, notamment
en ce qui concerne les privations de tout genre et les immobilisations forcées durables ou répétitives;
- stimulation du bénéficiaire et de son entourage aux auto-soins et au recouvrement de son autonomie, à la
participation à des activités qui lui permettent de se divertir, de se valoriser respectivement de vivre dignement
avec sa dépendance, son handicap ou sa maladie.
la communication
- entretien d’accueil et d’orientation;
- surveillance du comportement;
- écoute, soutien, facilitation de l’expression, animation, accompagnement et relation d'aide adaptés à la situation;
- aide à l’amélioration de la communication avec son entourage et adaptée à son milieu de vie;
- soutien et encouragement de ses relations sociales et familiales.
l’élimination
- soins et services en rapport avec l'élimination intestinale et urinaire par voies naturelles;
- soins et services en rapport avec l'élimination intestinale et urinaire par voies de prothèses, uniquement après
la phase aiguë;
- observation ainsi que surveillance et/ou mesure de la diurèse, des selles et autres formes d'élimination;
- prévention de la constipation par des moyens physiologiques;
- soins d’incontinence: les soins d’une stomie sont, après la phase aiguë à considérer comme des soins
d’incontinence et non pas comme étant un pansement.
l’hygiène et les soins corporels
- soins d'hygiène et de propreté dans le respect de l’intimité et de la pudeur;
- habillage et/ou déshabillage, soins vestimentaires;
- assistance à la mise en place des prothèses, orthèses ou épithèses portées habituellement par le bénéficiaire;
- surveillance et soins liés au maintien de la température corporelle;
- soins de plaies mineures uniquement dans les cas d’absence de pathologie associée;
- application des diverses mesures d'hygiène hospitalière et de prévention de l’infection nosocomiale relevant de
son domaine d’intervention;
- soins à la dépouille mortelle.
la mobilité et la locomotion
- aides au patient pour le maintien de la mobilité et prévention de la dépendance;
- soins aux bénéficiaires à mobilité perturbée avec application des principes et méthodes de manutention adaptées;
- prévention, surveillance et soins aux bénéficiaires à risque d’escarres et de thromboses, de contractures
musculaires et autres malpositions.
le repos et sommeil
- soins et création de conditions environnementales favorables pour le repos, le sommeil, la relaxation, la sérénité
et la prévention du stress;
- installation adéquate du bénéficiaire en fonction de sa pathologie ou de son handicap.
la respiration
- soins de bouche;
- inhalations simples;
- prévention de l’encombrement bronchique par des techniques excluant le clapping et l’aspiration;
- mesure et appréciation des paramètres respiratoires observables cliniquement.
la sécurité et la surveillance
- mise en oeuvre des mesures de prévention contre des lésions corporelles, notamment par installation adaptée,
mise de moyens de protection ou moyens similaires;
- la surveillance des paramètres suivants:
- température, pression artérielle et pulsations;
- diurèse;
- coloration et/ou état de la peau et des téguments.
la logistique
- entretien de la chambre, du lit et de l’environnement du bénéficiaire;
- nettoyage et conditionnement conforme du matériel nécessité;
- transport des bénéficiaires de soins ne nécessitant pas de surveillance au-delà des paramètres énumérés au point
1 de la présente annexe.
Sans préjudice de plans de soins ou de protocoles spécifiques ainsi que d’ordres de professionnels de santé plus
qualifiés que lui, l’aide-soignant, si nécessaire, organise la mise en oeuvre des aides et services domestiques
indispensables au(x) bénéficiaire(s) dont il assure la prise en charge.
2. Actes que l'aide-soignant réalise sur prescription médicale ou lors de l’assistance à d’autres
professionnels de santé.
2.1. Lors d’actes réservés légalement à d’autres professionnels de santé, l’aide-soignant peut les assister, si requis,
sans se substituer à eux et veille tant au confort qu’au soutien actif du bénéficiaire de ces soins.
L’aide-soignant prépare dans la mesure de ses connaissances et compétences le matériel et remet en état tant ledit
matériel que les lieux.
2.2. La prescription médicale ou le plan de soins sont considérés en bonne et due forme quand ils sont lisiblement
et compréhensiblement écrits par un professionnel de santé identifiable et autorisé à ce faire.
Par ailleurs, ils doivent contenir au moins les éléments quantitatifs et qualitatifs nécessaires à leur exécution en toute
sécurité et sans équivoque tout comme les dates du début et de la fin des médications, soins ou actes techniques ainsi
que la date, les coordonnées et la signature du médecin prescripteur.
Sur base de ses observations motivées, l'aide-soignant informe l’infirmier(ière) de toute anomalie et s'il y a lieu, des
motivations et nécessités qui peuvent donner lieu à une modification de la prescription et/ou du plan de soins.
Hormis le cas d’urgence, une telle modification devient exécutable dès réception de la confirmation écrite par le
prescripteur et ajoutée au dossier et/ou au plan de soins.
2.3. Sur prescription médicale et dans le cadre d’un plan de soins établi en bonne et due forme par un professionnel
de santé de qualification supérieure à celle de la profession d’aide-soignant et autorisé à ce faire, l’aide-soignant peut,
sous la responsabilité d’un tel professionnel et dont les attributions sont celles requises pour l’acte à exécuter, prester
les actes énumérés au présent point. Ledit professionnel doit être présent physiquement et être en mesure de
communiquer sans intermédiaire et visuellement avec l’aide-soignant.
- alimentation par sonde en place après vérification de la bonne position par l’infirmier(ière);
- préparation et administration de gavages;
- administration d'oxygène par sonde/masque bucco-nasal;
- retrait de cathéter périphérique court.
2.4. L’aide-soignant, sur prescription médicale, peut prester les actes suivants, à condition que son intervention
s’insère dans un plan de soins établi en bonne et due forme par un professionnel de santé de qualification supérieure
et autorisé à ce faire et que l’exécution de ce plan de soins soit supervisée par un tel professionnel:
- bandage des membres, mise de bas compressifs, mise d’attelles, de matériel de contention;
- lavement simple en cas d’absence de pathologie du rectum et/ou du colon;
- prélèvements pour et analyses par techniques de lecture instantanée, à l’exception de prélèvements veineux et
artériels.
A condition que son intervention s’insère dans un plan de soins établi en bonne et due forme par un professionnel
de santé de qualification supérieure et autorisé à ce faire et que l’exécution de ce plan de soins soit supervisée par un
tel professionnel, l’aide-soignant, sur prescription médicale et le traitement afférent ayant été initialisé et stabilisé, peut
administrer par voie orale, nasale, transcutanée, sous-cutanée et anale des médicaments clairement identifiés et dosés,
sous réserve des dispositions suivantes:
- en cas d’administration par voie orale ou anale d’un médicament, le médicament doit être conditionné par une
personne autorisée à ce faire et le patient doit être clairement identifié et identifiable;
- en cas d’administration par voie anale sont exclus les médicaments préanesthésiques;
- en cas d’administration par voie nasale sont exclus les médicaments utilisés dans les crises d’asthme;
- en cas d’administration par voie transcutanée sont exclus les médicaments type digitalines et morphiniques;
- en cas d’administration sous-cutanée sont uniquement autorisées la préparation et l’administration d’insuline
ainsi que l’administration d’anticoagulants, à condition qu’il s’agisse pour cette dernière catégorie d’anticoagulants
conditionnés en seringue pré-remplie par le fabricant.
L’aide-soignant peut également administrer des pommades et collyres oculaires.
Les stupéfiants ne peuvent être administrés par l'aide-soignant quelle que soit leur forme d’administration.
En ce qui concerne les médicaments, ne peuvent être administrées en dehors d’un plan de soins clairement établi
en bonne et due forme par un professionnel de santé de qualification supérieure et autorisé à ce faire, que des
pommades anti-escarres et réhydratantes.
3. Actes techniques que l'aide-soignant peut accomplir dans une situation d'urgence
Les situations d'urgence à considérer sont celles où il existe un danger immédiat pour la vie du bénéficiaire de soins
et que par son intervention adéquate et rapide l’aide-soignant peut maintenir ou augmenter les chances de survie d’un
patient en attendant une intervention plus qualifiée.
3.1. En cas de présence physique d'un médecin ou d’un autre professionnel de santé plus qualifié que lui et
l'impossibilité, vu la situation, de rédiger une prescription écrite, l'aide-soignant assiste les personnes visées ci-dessus
notamment par l'application de gestes de secourisme relevant de ses attributions.
3.2. En cas d’impossibilité de recours à une intervention d’un professionnel de santé plus qualifié que lui dans les
délais adéquats et après mise en route des procédures d’appel adaptées aux circonstances, l’aide-soignant applique les
gestes de secourisme.
En cas d'intervention dans une situation d'urgence vitale, l'aide-soignant rédige dans les plus brefs délais un rapport
d'incident, daté et signé, qu'il insère dans le dossier du patient, et dont il adresse, le cas échéant, copie à son supérieur
hiérarchique.
Le rapport d'incident dont question comprend notamment:
– le descriptif des constatations et raisons qui l'ont amené à agir,
– l'énumération des actes et des soins mis en oeuvre, et pour autant que possible l’identification des collaborateurs
ou témoins présents,
– l'évaluation des résultats de l'intervention.
1716
Editeur: Service Central de Législation, 43, boulevard F.-D. Roosevelt, L-2450 Luxembourg
Imprimeur: Imprimerie de la Cour Victor Buck, s. à r. l. Leudelange
 
Chapitre l er. - Etudes Attributions 1978
 
Art. 1er.
 
Les études professionnelles d'aide-soignant se font dans une école agréée par le ministre de la santé publique.
 
Elles comportent un enseignement théorique, des démonstrations techniques et une formation professionnelle pratique à plein temps.
 
La durée de ces études est d'une année.
 
Art. 2.
 
Pour être admis aux études professionnelles d'aide-soignant, le candidat doit remplir les conditions suivantes:
         
a)
        
être âgé de dix-sept ans à la date du 1er novembre qui suit la   date fixée pour le début des cours,
            
b)
        
justifier de neuf années d'études au moins passées avec succès,
            
c)
        
passer avec succès un examen d'admission, dont les modalités seront   fixées par le ministre de la santé publique. Sont toutefois dispensés de cet   examen les candidats remplissant les conditions d'études prévues pour   l'admission aux écoles d'infirmiers.
       
Art. 3.
 
(1)
 
En vue de son inscription à une école d'aide-soignants au Luxembourg, le candidat adressera une demande d'admission au ministère de la santé publique accompagnée des pièces suivantes:
         
a)
        
un acte de   naissance;
            
b)
        
un certificat attestant l'accomplissement des études préliminaires   exigées pour l'admission aux études professionnelles;
            
c)
        
un certificat de bonne vie et murs à délivrer par le collège échevinal;
            
d)
        
un certificat médical délivré depuis moins d'un mois attestant l'aptitude   physique du candidat suivre l'enseignement et à exercer la profession;
            
e)
        
un certificat attestant que le candidat a été vacciné contre le tétanos   et la poliomyélite ou bien qu'il a reçu une vaccination de rappel contre ces   deux maladies;
            
f)
        
un certificat délivré depuis moin d'un mois   par un médecin pneumo-phtisiologue attestant que le candidat ne présente   aucun signe clinique et radiologique de tuberculose pulmonaire évolutive.
  
Ce certificat mentionnera en outre que le   candidat a subi l'épreuve à la tuberculine et que la réaction est positive.   En cas de réaction négative, l'intéressé devra se faire vacciner au B.C.G. à   moins de contre-indication médicale;
            
g)
        
un certificat de vaccination antivariolique remontant à trois ans au   plus.
       
(2)
 
Au cas, où le nombre des candidatures aux écoles d'aide-soignants serait supérieur au nombre de places disponibles, il pourra être procédé à une sélection des candidats sur la base des résultats de l'examen d'admission, ce dernier jouant le rôle d'un examen-concours. Toutefois, les candidats remplissant les conditions pour l'admission aux études d'infirmier et qui n'ont pu se classer en rang utile pour l'admission à une école d'infirmiers, bénéficient d'une priorité absolue pour l'admission aux cours pour aide-soignant.
 
Art. 4.
 
Le programme des études professionnelles d'aide-soignant comprend un enseignement théorique, des démonstrations techniques et une formation professionnelle pratique à plein temps.
 
L'enseignement théorique et les démonstrations techniques comprennent au moins 300 heures et portent sur les matières suivantes:
         
a)
        
notions d'anatomie, de physiologie et de pathologie,
            
b)
        
techniques   professionnelles et soins,
            
c)
        
hygiène du malade, hygiène professionnelle et maladies contagieuses,
            
d)
        
alimentation du malade et hygiène alimentaire,
            
e)
        
premiers   soins,
            
f)
        
législation   sociale et sanitaire,
            
g)
        
morale   professionnelle,
            
h)
        
gérontologie.   
       
La formation professionnelle pratique comprend un minimum de 1400 heures de stage et doit se faire pour 700 heures au moins dans un hôpital pour malades aigus. L'élève qui fait la totalité des stages dans un hôpital pour malades aigus doit les faire dans au moins deux services d'hospitalisation différents. La durée d'un de ces stages ne peut être inférieure à 500 heures ni dépasser 700 heures.
 
Le nombre de gardes de nuit à effectuer pendant la formation professionnelle est fixé à 15.
 
Pendant la formation professionnelle le travail hebdomadaire est de 40 heures et les heures de cours sont à considérer comme heures de travail.
 
Une appréciation de stage est établie tous les deux mois pour chaque élève. Les aptitudes techniques et le comportement professionnel y sont évalués. Ces appréciations, établies par la personne directement responsable de l'élève, doivent être contresignées par une seconde personne, ainsi que par l'élève. Chaque appréciation de stage est côtée de zéro à soixante points.
 
Le directeur de l'école ou son délégué peuvent à tout moment contrôler les élèves aide-soignant dans leur terrain de stage.
 
Art. 5.
 
En cas de mauvaise conduite d'un élève lors de la formation professionnelle pratique ou lors de l'enseignement théorique et des démonstrations techniques, le directeur de l'école peut convoquer les enseignants en conseil de discipline en vue de prononcer des sanctions, voire l'exclusion de l'élève en question, après avoir entendu celui-ci dans ses explications.
 
Art. 6.
 
(1)
 
L'absence non motivée dépassant trente heures de stage pratique et de cours théoriques entraîne l'exclusion immédiate du candidat de la formation.
 
(2)
 
Toute absence motivée dépassant cinquante heures de stages pratiques et de cours théoriques entraîne pour le candidat concerné un report de stage correspondant au nombre d'heures où il a été absent.
 
(3)
 
En cas d'absence motivée des cours théoriques et des stages pratiques dépassant trois cents heures, le candidat ne pourra se présenter à l'examen de fin d'études et devra refaire l'année d'études.
 
Art. 7.
 
(1)
 
Les études professionnelles d'aide-soignant sont sanctionnées par un examen de fin d'études organisé par le ministre de la santé publique. Une session d'ajournement a lieu dans un délai de trois mois.
 
(2)
 
L'examen comporte une partie théorique (écrit et oral) et une partie pratique. Il peut porter sur toutes les matières figurant au programme d'enseignement. Chaque épreuve est côtée de zéro à soixante points.
 
(3)
 
L'examen a lieu devant une commission nommée chaque année par le ministre de la santé publique.
 
La commission comprend cinq membres effectifs, à savoir:
         
-
        
deux médecins, dont un médecin fonctionnaire qui assumera également la   fonction de président de la commission,
            
-
        
trois infirmiers en exercice ou chargés de cours.
       
Pour chaque membre effectif, il y a un membre suppléant. En dehors des cas où il remplace un membre effectif, le membre suppléant peut être appelé à assister à l'examen à la demande du président de la commission.
 
(4)
 
Les fonctions de secrétaire de la commission peuvent être exercées par un membre de la commission.
 
(5)
 
Nul ne peut en sa qualité de membre de la commission prendre part à l'examen d'un de ses parents ou alliés jusqu'au quatrième degré inclusivement.
 
(6)
 
Les membres de la commission sont tenus au secret professionnel notamment en ce qui concerne les propositions des questions d'examen et les délibérations.
 
(7)
 
Les membres de la commission ainsi que le secrétaire ont droit à une indemnité dont le taux est fixé par le ministre de la santé publique.
 
Art. 8.
 
(1)
 
La commission d'examen établit une note finale pour chaque épreuve théorique et une note finale pour chaque épreuve pratique.
 
(2)
 
Pour l'établissement des notes finales des épreuves théoriques, la commission prend en considération, à raison de deux tiers, la note obtenue à l'examen et à raison d'un tiers la moyenne des notes obtenues aux cours des épreuves subies pendant l'année d'études dans la matière concernée.
 
(3)
 
Pour l'établissement de la note finale de l'épreuve pratique, la commission prend en considération à raison d'un tiers la moyenne des notes des appréciations de stage de l'année et à raison de deux tiers la moyenne des notes obtenues aux épreuves pratiques de l'examen.
 
Art. 9.
 
(1)
 
Est déclaré reçu le candidat qui a obtenu des notes égales ou supérieures à trente points.
 
(2)
 
Est ajourné partiellement le candidat qui a obtenu une ou deux notes insuffisantes (inférieures à trente points). Si l'une de ces notes est la note finale pratique, le candidat devra en outre refaire trois mois de stages.
 
(3)
 
Est ajourné dans toutes les épreuves:
         
        
le candidat qui a obtenu plus de deux notes insuffisantes.
       
(4)
 
Est rejeté:
         
-
        
le candidat qui a obtenu plus de trois notes insuffisantes,
            
-
        
le candidat qui a obtenu une note insuffisante à l'ajournement,
            
-
        
le candidat qui sans excuse reconnu valable par le jury ne s'est pas   présenté à l'examen.
       
Le candidat rejeté ne pourra se présenter à l'examen que lors de la session ordinaire de l'année suivante et il devra refaire intégralement les études.
 
Le candidat rejeté deux fois ne pourra plus se présenter.
 
(5)
 
Les décisions du jury sont sans appel.
 
Art. 10.
 
Un procès-verbal signé par le président est déposé au ministère de la santé publique dans le mois qui suit la délibération finale du jury.
 
Une liste des candidats déclarés reçus avec indication des mentions obtenues est jointe au procèsverbal. Cette liste est accompagnée des dossiers individuels mentionnant les notes obtenues par le candidat dans les différentes épreuves de l'examen.
 
Chapitre II. - Attributions de l'aide-soignant
 
Art. 11.
 
L'aide-soignant seconde l'infirmier dans son travail et plus particulièrement dans l'administration des soins de base. Il ne peut en aucun cas faire des soins thérapeutiques.
 
Art. 12.
 
Rentrent dans les attributions de l'aide-soignant les techniques professionnelles suivantes:
         
1.
        
les soins d'hygiène au malade comprenant notamment:
                     
la     toilette journalière complète,
                           
la toilette périnéale     après selles,
                           
les soins de la bouche,
                           
les soins des mains et des     pieds,
                           
le bain des pieds au lit,
                           
le     shampooing,
                        
2.
        
la prise de la température et son inscription,
            
3.
        
la prise des pulsations et son inscription,
            
4.
        
la pesée du malade et son inscription,
            
5.
        
les techniques des positions du patient dans le lit,
            
6.
        
les techniques préventives des escarres,
            
7.
        
la pose du bassin et de l'urinal,
            
8.
        
le lavement simple sous la surveillance d'un infirmier,
            
9.
        
les techniques pour recueillir les urines au jet en vue d'analyses   chimiques,
            
10.
        
le premier lever d'un malade avec l'aide d'un infirmier,
            
11.
        
la distribution des repas au malade et l'assistance lors de ces repas,
            
12.
        
la préparation et la surveillance des inhalations à l'exception des   inhalations mécaniques,
            
13.
        
la pose de compresses alcoolisées,
            
14.
        
les bandages simples des membres,
            
15.
        
le transport d'un malade ne nécessitant pas de surveillance spéciale,
            
16.
        
l'assistance au malade lors de l'emploi des rayons X,
            
17.
        
l'agencement   de la literie,
            
18.
        
le nettoyage et l'entretien du matériel utilisé lors des actes médicaux   et paramédicaux,
            
19.
        
l'entretien sanitaire de la chambre et du lit du malade.
       
Art. 13.
 
L'instruction interministérielle du 12 juin 1970 telle qu'elle a été modifiée aux dates du 22 janvier 1974 et du 13 octobre 1977 est abrogée.
         
Luxembourg,   le 6 novembre 1978
        
Le Ministre de la Santé Publique,
  
Emile   Krieps
        
Le Secrétaire d'Etat à l'Education Nationale,
  
Guy   Linster
Zurück zum Seiteninhalt